jeudi 6 mars 2008
Crise de l'art contemporain
Il m'a suffi de me rendre à un vernissage dans une galerie de Lyon pour prendre conscience de la pauvreté absolue et rédhibitoire de l'art contemporain. Ainsi de grands aplats de couleurs, des formes informes, une vulgarité des sujets, une absence cruelle d'esthétisme, des coulures dignes d'un cours préparatoire de classe primaire, c'étaient donc des tableaux, de l'art contemporain ! Chers en plus ! de 4500 à 12000 euros des croutes ignobles qui ne respectent rien, pas même leur auteur visiblement ! Non, vraiment, les "djeunes" appelleraient cela du "foutage de gueule". Et il y a des gogos qui dépensent des milliers d'euros pour des toiles qui finiront d'occasion sur ebay... La mort programmée de l'art contemporain était là sous mes yeux, enfin !, me disais-je. Cela ne peut pas durer, impossible ! En feuilletant le catalogue de l'exposition, je lisais attentivement les critiques d'art qui s'extasiaient devant tant de créativité, devant tant de fébrilité et d'inventivité ! Tu parles ! Des castrés de la peinture sans doute ou des copains, des collègues ! Oui, la fin de l'art contemporain est annoncée. Ouf !
dimanche 2 décembre 2007
Journalisme citoyen : la triple illusion
Soyons sérieux ! Les technologies de l'information et de la communication offrent à chacun la possibilité de s'exprimer (et j'en profite aussi). Mais que certaines agences ou observateurs peu avisés parlent de l'avénement d'un journalisme citoyen me laisse songeur. Ne rêvons pas. Il suffit de se promener sur les forums, chats et autres lieux d'illusion démocratique pour percevoir le peu de substance de la très grande majorité de ces témoignages citoyens. J'entends davantage les discussions du café du commerce ou de la place du marché... Du journalisme ? Aucune information sourcée, aucune vérification : rumeurs, polémiques, bavardages et commérages... Finalité ? aucune, si ce n'est l'illusion d'être dans le monde ! oui, un monde virtuel...
Pire sans doute : quelques entreprises tétanisées par cette illusion technologique dépensent des fortunes pour développer de la veille sur internet chez des agences bienveillantes fournissant force mappings et graphiques abscons... Plus de 50000 euros pour deux déclarations sur des blogs aussi marginaux que celui-ci ! Question : quel est le RSI ?
Pire sans doute : quelques entreprises tétanisées par cette illusion technologique dépensent des fortunes pour développer de la veille sur internet chez des agences bienveillantes fournissant force mappings et graphiques abscons... Plus de 50000 euros pour deux déclarations sur des blogs aussi marginaux que celui-ci ! Question : quel est le RSI ?
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samedi 20 octobre 2007
Napoléon Sarkozy : le retour des "pisse-vinaigre"
Ainsi donc notre Président de la République a décidé de se séparer de son épouse (ou c'est-elle qui a décidé de partir, peu importe d'ailleurs) comme autrefois Napoléon avait répudié Joséphine. Et alors ? Le sirupeux PPDA annonce qu'il n'est pas coutume sur TF1 de commenter les affaires privées mais, quand même, le sujet occupera dix minutes en ouverture du journal télévisé le jeudi 18 octobre, presque autant que le sujet sur la grève nationale contre la suppression des régimes spéciaux de retraite.
N'en déplaise à tous les journalistes maussades, les maîtres de la pensée unique, assoifés de scoops retentissants mais pas trop, notre Président de la République est bien le plus grand rédacteur en chef de tous les temps. A force d'imposer son image, d'occuper le terrain, il fait exploser le discours traditionnel et servile des médias. Ici, on le soupçonne de propagande, là de manipulation, encore là de créer de l'emballement médiatique ou de démagogie. Et si tout les pisse-vinaigre avaient tort ? Pour une fois, nous devrions faire confiance en cette nouvelle forme de politique, active, claire. N'est-ce pas tout compte fait une démonstration de la prédominance de la communication sur l'information, poussive, suiviste de médias en crise ?
N'en déplaise à tous les journalistes maussades, les maîtres de la pensée unique, assoifés de scoops retentissants mais pas trop, notre Président de la République est bien le plus grand rédacteur en chef de tous les temps. A force d'imposer son image, d'occuper le terrain, il fait exploser le discours traditionnel et servile des médias. Ici, on le soupçonne de propagande, là de manipulation, encore là de créer de l'emballement médiatique ou de démagogie. Et si tout les pisse-vinaigre avaient tort ? Pour une fois, nous devrions faire confiance en cette nouvelle forme de politique, active, claire. N'est-ce pas tout compte fait une démonstration de la prédominance de la communication sur l'information, poussive, suiviste de médias en crise ?
jeudi 20 septembre 2007
Communication interne : quelle stratégie développer ?
EFE organise ses 7èmes rencontres annuelles les 16 et 17 octobre prochain à Paris.
Ces rencontres tenteront de répondre à des problématiques concernant la maîtrise des leviers de communication interne ou les supports de communication à privilégier. Une réflexion sur la communication managériale examinera quels sont les outils et les méthodes pour accroître l'efficacité de l'organisation. Une thématique sur la crise en entreprise sera également abordée.
Ces rencontres tenteront de répondre à des problématiques concernant la maîtrise des leviers de communication interne ou les supports de communication à privilégier. Une réflexion sur la communication managériale examinera quels sont les outils et les méthodes pour accroître l'efficacité de l'organisation. Une thématique sur la crise en entreprise sera également abordée.
samedi 7 juillet 2007
Contrer les rumeurs en entreprises
Complément à l'article des Echos (http://www.lesechos.fr/info/metiers/4597056.htm)
Autres réponses possibles face au développement de la rumeur en entreprise :
- Réagir ! Il convient de montrer que le management de l'entreprise est responsable et qu'il prend toute la mesure de la rumeur et, potentiellement, de la crise qui s'annonce. Très récemment deux chefs d'entreprises m'avouaient ne jamais donner suite aux rumeurs afin de ne pas entrer dans un cycle infernal de démentis et de contre démentis. Erreur ! Si le management de l'entreprise ne réagit pas, alors il laisse le terrain libre et il se trouvera toujours quelqu'un pour parler à sa place...
- Cultiver les valeurs ! En temps normal, l'entreprise doit développer ses propres valeurs de responsabilité, d'éthique, de dialogue, expliquer ce qu'elle est, où elle va, comment elle vit, quelle est sa vision économique et sociale... Tâche longue, parfois difficile mais c'est le rôle du management de poser les fondations du dialogue en interne au risque du désaisissement de sa propre responsabilité.
Autres réponses possibles face au développement de la rumeur en entreprise :
- Réagir ! Il convient de montrer que le management de l'entreprise est responsable et qu'il prend toute la mesure de la rumeur et, potentiellement, de la crise qui s'annonce. Très récemment deux chefs d'entreprises m'avouaient ne jamais donner suite aux rumeurs afin de ne pas entrer dans un cycle infernal de démentis et de contre démentis. Erreur ! Si le management de l'entreprise ne réagit pas, alors il laisse le terrain libre et il se trouvera toujours quelqu'un pour parler à sa place...
- Cultiver les valeurs ! En temps normal, l'entreprise doit développer ses propres valeurs de responsabilité, d'éthique, de dialogue, expliquer ce qu'elle est, où elle va, comment elle vit, quelle est sa vision économique et sociale... Tâche longue, parfois difficile mais c'est le rôle du management de poser les fondations du dialogue en interne au risque du désaisissement de sa propre responsabilité.
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vendredi 25 mai 2007
Le Pentagone a-t-il raison de faire taire ses soldats-blogueurs ?
En réponse à la question de RSF : Le Pentagone a-t-il raison de faire taire ses soldats-blogueurs ? http://www.leblogmedias.com
En opérations extérieures, la liberté d'expression est limitée au seul usage personnel. Des consignes sont données aux soldats afin de limiter les informations relatives au théâtre des opérations mais il n'y a aucune interdiction et le courrier n'est pas ouvert (comme pendant le Première guerre mondiale par exemple). Dès qu'il s'agit de raconter les conditions de vie, les installations militaires, les opérations qui sont conduites, les décisions prises, les objectifs recherchés, tout ce qui peut enfreindre la sécurité des opérations, les militaires, en France, tombent sous les contraintes du devoir de réserve. La difficulté aujourd'hui pour les autorités militaires (américaines ou françaises) est de pouvoir "contrôler" ce qui se prend en photo ou vidéo lors d'opérations (même si la qualité est mauvaise comme avec un téléphone mobile). L'apparition du numérique permet aujourd'hui à un combattant de transmettre en quelques minutes des prises de vue. La transmission est instantanée et quasiment incontrôlable et, outre effectivement, la saturation des réseaux, la protection des informations tactiques et stratégiques est en jeu. Cette liberté technologique permet ainsi de mettre en ligne dès le retour au camp de base, des photos de charniers, l'organisation du campement, des portraits de responsables locaux, et autres dérives de comportements comme en Irak (prison d'Abou Grahib), en Côte d'Ivoire (tournantes avec des filles locales) ou en Afghanistan (soldats allemands posant devant des crânes). Une caméra vidéo fixée sur le fut d'une mitrailleuse est également un bon moyen de saisir sur le vif le passage en force de barrages érigés par des rebelles ou des forces loyalistes...
La difficulté ainsi posée au commandement est que ce type d'informations transmises via un blog par exemple, pose à l'évidence la question de la sécurité de tous. Il serait naïf de croire que le net n'est pas observé par les mouvements terroristes ou d'opposition. Toutes informations recueillies est ainsi une aubaine. La veille du web est une pratique largement généralisée.
Il faut donc savoir ce que l'on veut : ou assurer la sécurité de l'ensemble des forces ou libérer totalement les moyens de communication au risque d'en subir les conséquences directes : chantages, enlèvements, attentats. Seules, la protection des transmissions (cryptage) et une discipline stricte des forces engagées peuvent limiter les dérives de l'utilisation d'internet. Alors oui, le Pentagone a le droit de faire taire les soldats blogeurs.
N'oublions pas enfin que certains médias (TF1, der Spiegel par exemple) sont friands de témoignages aussi réalistes : ça coute moins cher que d'envoyer un journaliste et ça fait plus vrai... Quant aux images, chacun sait que l'on peut leur faire dire ce que l'on veut...
En opérations extérieures, la liberté d'expression est limitée au seul usage personnel. Des consignes sont données aux soldats afin de limiter les informations relatives au théâtre des opérations mais il n'y a aucune interdiction et le courrier n'est pas ouvert (comme pendant le Première guerre mondiale par exemple). Dès qu'il s'agit de raconter les conditions de vie, les installations militaires, les opérations qui sont conduites, les décisions prises, les objectifs recherchés, tout ce qui peut enfreindre la sécurité des opérations, les militaires, en France, tombent sous les contraintes du devoir de réserve. La difficulté aujourd'hui pour les autorités militaires (américaines ou françaises) est de pouvoir "contrôler" ce qui se prend en photo ou vidéo lors d'opérations (même si la qualité est mauvaise comme avec un téléphone mobile). L'apparition du numérique permet aujourd'hui à un combattant de transmettre en quelques minutes des prises de vue. La transmission est instantanée et quasiment incontrôlable et, outre effectivement, la saturation des réseaux, la protection des informations tactiques et stratégiques est en jeu. Cette liberté technologique permet ainsi de mettre en ligne dès le retour au camp de base, des photos de charniers, l'organisation du campement, des portraits de responsables locaux, et autres dérives de comportements comme en Irak (prison d'Abou Grahib), en Côte d'Ivoire (tournantes avec des filles locales) ou en Afghanistan (soldats allemands posant devant des crânes). Une caméra vidéo fixée sur le fut d'une mitrailleuse est également un bon moyen de saisir sur le vif le passage en force de barrages érigés par des rebelles ou des forces loyalistes...
La difficulté ainsi posée au commandement est que ce type d'informations transmises via un blog par exemple, pose à l'évidence la question de la sécurité de tous. Il serait naïf de croire que le net n'est pas observé par les mouvements terroristes ou d'opposition. Toutes informations recueillies est ainsi une aubaine. La veille du web est une pratique largement généralisée.
Il faut donc savoir ce que l'on veut : ou assurer la sécurité de l'ensemble des forces ou libérer totalement les moyens de communication au risque d'en subir les conséquences directes : chantages, enlèvements, attentats. Seules, la protection des transmissions (cryptage) et une discipline stricte des forces engagées peuvent limiter les dérives de l'utilisation d'internet. Alors oui, le Pentagone a le droit de faire taire les soldats blogeurs.
N'oublions pas enfin que certains médias (TF1, der Spiegel par exemple) sont friands de témoignages aussi réalistes : ça coute moins cher que d'envoyer un journaliste et ça fait plus vrai... Quant aux images, chacun sait que l'on peut leur faire dire ce que l'on veut...
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dimanche 29 avril 2007
Crise du discours
Et si cette campagne présidentielle n'était pas le signal d'un profond changement (une révolution ?) du discours politique ? Ne peut-on pas en effet constater que le discours essentiellement fondé sur le concept (version Ségolène Royal), et donc sur le mode incantatoire, ne répond plus véritablement à ce que les Français souhaitent entendre ? En revanche, le discours de Nicolas Sarkozy, (sa formation d'avocat n'y est sans doute pas étrangère) fondé sur une rhétorique bien huilée emporte l'adhésion. En observant son argumentation chacun pourra relever la trilogie rhétoricienne : pathos, logos, ethos. Pathos pour les exemples gonflés d'empathie et de compassion (les Français qui travaillent, les personnes âgées, les malades d'Alzheimer, les petites entreprises familiales), logos pour les solutions techniques apportées (réduction d'impôts, exonération de charges, protection du patrimoine) et l'éthos, l'éthique, la morale (comment ne pas satisfaire à l'exigence de sécurité, moraliser la vie politique, etc). Un schéma utile (un modèle !) pour tous les managers et responsables chargés de prendre la parole en public ou devant les médias. Sans nul doute que cette forme de discours préparé (et qui ne laisse rien au hasard) en fera réfléchir plus d'un !
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